Clôture de l’atelier national de validation du MNGR : un dispositif national consolidé
L’atelier national de validation du Manuel du Mécanisme National de Gestion des Réclamations (MNGR) et du Manuel de procédures s’est achevé le 25 février 2026 à Conakry, après deux jours de travaux réunissant l’ANAFIC, la Banque mondiale et les projets partenaires.
Selon Mme Gisèle Bélème, Spécialiste principale en développement social à la Banque mondiale, la rencontre a permis de valider un dispositif structurant destiné à harmoniser la gestion des réclamations dans les 375 communes urbaines et rurales de Guinée. Le mécanisme couvre à la fois les plaintes ordinaires et les cas sensibles, tout en précisant les modalités de collaboration entre l’ANAFIC, en charge de sa gestion, et les douze projets financés par la Banque mondiale.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité des projets, notamment le PAGL2, avec le Cadre Environnemental et Social (CES) de la Banque mondiale et ses normes en matière de gestion des risques environnementaux et sociaux et de mobilisation des parties prenantes. Il répond également aux constats issus des missions de supervision : multiplicité des mécanismes sur le terrain, manque de lisibilité pour les populations et nécessité de mutualiser les ressources pour une gestion standardisée et durable.
Le MNGR s’appuie sur l’expérience acquise depuis 2018 avec les comités locaux mis en place dans les communes rurales puis urbaines. Désormais, un document unique servira de référence à l’ensemble des projets, mettant fin aux approches isolées et renforçant la coordination autour d’un dispositif national.
Le Manuel de procédures précise le fonctionnement opérationnel du mécanisme, les outils harmonisés de gestion des plaintes, les instances de coordination, ainsi que les modalités de partage des ressources humaines, matérielles et financières entre l’ANAFIC et les projets partenaires. À moyen terme, une stratégie de pérennisation prévoit une prise en charge progressive du mécanisme par les communes.
La phase opérationnelle est engagée. Une étape préparatoire d’environ deux mois est en cours pour recenser les comités existants à travers des fiches signalétiques adressées aux collectivités et aux projets. Les outils seront ensuite diffusés et des ONG mobilisées pour accompagner la mise en œuvre.
Dans son mot de clôture, le Directeur Général Adjoint de l’ANAFIC, Dr Laye Camara, a salué la qualité des contributions techniques et rappelé que ce mécanisme national vise à garantir la prise en compte des préoccupations des collectivités et des populations, notamment les plus vulnérables, dans les processus décisionnels. Il a réaffirmé la disponibilité de l’ANAFIC à travailler avec l’ensemble des partenaires et exprimé sa reconnaissance à la Banque mondiale pour son appui constant.
Selon Mme Fatou Kiridi Bangoura, spécialiste en inclusion sociale à l’ANAFIC, la validation du MNGR marque une avancée majeure : les populations disposeront désormais d’un interlocuteur unique, d’une procédure simplifiée et de mécanismes de retour plus efficaces, en prélude aux activités de vulgarisation et de formation prévues à l’échelle nationale et locale.

