COP30 – Belém : La Guinée fait entendre la voix des collectivités locales à travers l’ANAFIC
La délégation de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) prend part à la 30ᵉ Conférence des Parties sur le Changement Climatique (COP30), qui se tient du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil.
Conduite par le Directeur Général de l’ANAFIC, également Président en exercice du Réseau des Institutions Africaines de Financement des Collectivités (RIAFCO), la délégation est composée de cadres techniques et financiers mobilisés pour porter la voix des collectivités locales guinéennes dans ce rendez-vous mondial.
Valoriser la résilience locale : un enjeu stratégique pour la Guinée
À travers sa participation, l’ANAFIC entend :
- porter haut les préoccupations des collectivités locales face à l’urgence climatique ;
- présenter les efforts du pays en matière de planification locale résiliente, notamment via le PAGL et l’intégration des outils climat dans les Plans de Développement Local (PDL) ;
- renforcer les échanges avec les partenaires techniques et financiers engagés dans le financement climatique ;
- faire avancer le processus d’accréditation de l’ANAFIC auprès du Fonds Vert pour le Climat, un levier majeur pour capter directement des ressources destinées aux communes ;
- identifier de nouvelles opportunités d’appui aux microprojets climato-résilients portés par les communautés.

Par cette présence active à la COP30, l’ANAFIC réaffirme son engagement à accompagner les collectivités vers une transition climatique juste, durable et centrée sur les besoins des populations.
Au Pavillon IDFC : la Guinée partage son expérience sur la décentralisation et le financement climatique
Le Directeur Général de l’ANAFIC est également intervenu au Pavillon du Club financier international pour le développement (IDFC) dans une session consacrée au thème :
« Banking the Last Mile – Donner les moyens aux banques de développement infranationales d’agir localement en faveur du climat »
Dans son allocution, il a rappelé :
-
- le rôle central de l’ANAFIC dans l’opérationnalisation des politiques nationales de décentralisation,
- les progrès réalisés par la Guinée dans la mise en place d’un financement local structuré, équitable et orienté vers l’impact,
- la pertinence de l’expérience du RIAFCO en matière de coopération interinstitutionnelle entre pays africains et au-delà.
Il a souligné la nécessité d’élargir l’adhésion au réseau pour renforcer l’instrumentalisation des ressources financières au profit des communautés vulnérables, particulièrement dans les Pays les Moins Avancés (PMA) touchés de plein fouet par les dérèglements climatiques.
Les objectifs clés de la session
La rencontre visait notamment à :
– mettre en lumière les instruments financiers innovants utilisés par les Banques de Développement Sous-nationales (BDS) et les Banques Nationales de Développement (BND) : mécanismes de garantie, financement mixte, prêts en monnaie locale, programmes obligataires, SPV, etc. ;
– présenter le recueil de cas « Banking the Last Mile » comme outil stratégique pour adapter et répliquer les solutions déployées en Afrique et en Amérique latine ;
• mobiliser de nouveaux partenariats afin d’intégrer davantage les BDS dans l’architecture mondiale du financement climatique et de soutenir les plans d’accélération attendus à la COP30 ;
• illustrer les synergies entre les BDS et les institutions telles que la NUCA pour canaliser efficacement les financements vers les territoires.
En participant à la COP30 et aux travaux du Pavillon IDFC, l’ANAFIC confirme sa position d’acteur majeur du financement local en Afrique. Elle démontre également la place déterminante que doivent occuper les collectivités dans la transformation climatique, l’innovation financière et la résilience communautaire.
La Guinée y porte une vision : celle d’un développement local résilient, structuré et capable de mobiliser des partenariats internationaux ambitieux au service des populations.