L’ANAFIC et la Banque mondiale renforcent la prévention des VBG dans les collectivités locales
La lutte contre les violences basées sur le genre constitue un enjeu majeur pour le développement local et la protection des populations. Dans cette perspective, l’ANAFIC a organisé, entre juin et juillet 2025, une série de formations à l’intention des acteurs locaux impliqués dans la gestion des plaintes sensibles liées aux VBG, à l’exploitation, aux abus et au harcèlement sexuels.
Ces formations ont été mises en œuvre dans le cadre du Projet d’Appui à la Gouvernance Locale 2 (PAGL2), financé avec l’appui de la Banque mondiale, et visent à renforcer les dispositifs de prévention et de prise en charge des violences au sein des collectivités locales.
Au total, 708 participants, dont 554 femmes, ont été formés dans les sept régions administratives du pays. Les sessions ont réuni des points focaux VBG et des membres des Comités de Gestion des Réclamations, appelés à jouer un rôle déterminant dans la prévention, l’identification et l’orientation des survivantes vers les structures de prise en charge.
À travers cette initiative, l’ANAFIC contribue à renforcer la gouvernance locale et à promouvoir des communautés plus sûres et plus respectueuses des droits humains.
Un dispositif local pour prévenir et gérer les violences basées sur le genre
La prévention des violences basées sur le genre nécessite des mécanismes efficaces au niveau local. C’est dans cette optique que l’ANAFIC a mis en place un dispositif reposant sur l’identification et la formation de points focaux VBG dans les collectivités locales.
Ces acteurs communautaires ont été sélectionnés selon des critères précis, notamment leur résidence dans la localité, leur capacité à agir en toute confidentialité et leur engagement communautaire.
Au cours des sessions de formation, les participants ont été outillés pour :
- comprendre les concepts liés au genre et aux violences basées sur le genre ;
- identifier les différentes formes d’exploitation, d’abus et de harcèlement sexuels ;
- orienter les survivantes vers les structures spécialisées de prise en charge ;
- sensibiliser les communautés sur les risques et les mécanismes de prévention.
Ce dispositif permet de rapprocher les mécanismes de protection des populations et d’assurer une réponse plus rapide et adaptée aux situations de violences dans les communautés.