Interview : Samba Keita, Chef d’antenne ANAFIC à Faranah : « Les résultats de 2025 traduisent une dynamique positive au niveau local »

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À la tête de l’antenne régionale de l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC) à Faranah, Samba Keita, le Chef d’antenne dresse le bilan des actions menées en 2025. Renforcement des capacités des acteurs locaux, appui à la gouvernance communale et financement de projets structurants : à travers cette interview, il revient sur les résultats obtenus, les impacts concrets sur les collectivités et les perspectives pour un développement local plus inclusif et durable dans la région.

Comment évaluez vous l’action de l’ANAFIC dans la région de Faranah en 2025 ?

Le bilan des activités de l’ANAFIC dans la région de Faranah en 2025 est globalement positif et structurant. Les interventions ont permis de consolider les capacités des collectivités locales, d’améliorer les pratiques de gouvernance communale et de soutenir des investissements prioritaires au bénéfice des populations.

Trois axes majeurs ont marqué l’année. D’abord, le renforcement des capacités à travers le PAGL2, avec 492 acteurs locaux formés dans huit thématiques clés, allant de la planification locale à la budgétisation participative, en passant par le suivi-évaluation, l’inclusion sociale et l’utilisation d’outils numériques. Ces actions ont été complétées par la tenue de 184 sessions de suivi-évaluation participatif et de 46 sessions de budgétisation participative dans l’ensemble des 46 communes de la région, ainsi que par l’appui à la finalisation de 46 PDL 2025–2030.

Ensuite, l’ANAFIC a renforcé la maîtrise d’ouvrage communale à travers l’élaboration de 46 PAI et 46 DAO, et le suivi de l’exécution de 6 microprojets dans plusieurs secteurs de développement local.

Enfin, la mise en œuvre des partenariats avec le PDABAD et la FAO a permis d’intégrer les enjeux agricoles, environnementaux et de résilience dans les politiques locales, contribuant à un développement plus durable et inclusif.

Dans l’ensemble, ces actions ont posé des bases solides pour une gouvernance locale plus participative, plus transparente et orientée vers les résultats dans la région de Faranah.

Quelles ont été les principales actions menées sur le terrain ?

Nos actions se sont concentrées autour de trois axes majeurs. D’abord, le renforcement des capacités : près de 500 acteurs locaux ont été formés sur des thématiques essentielles telles que la planification locale, la gestion des finances communales, la participation citoyenne, l’inclusion sociale et la prévention des conflits.

Ensuite, l’accompagnement des communes dans la planification et la gestion des investissements. Les 46 communes de la région ont été appuyées dans l’élaboration de leurs Programmes Annuels d’Investissement (PAI) et de leurs Plans de Développement Local (PDL).

Enfin, l’ANAFIC a soutenu la mise en œuvre de projets de développement à travers le financement et le suivi de microprojets dans plusieurs secteurs prioritaires.

 

Quels types de projets ont été financés dans les communes de la région ?

Les projets financés concernent des secteurs qui touchent directement le quotidien des populations. Il s’agit notamment de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique villageoise, des infrastructures socio-économiques, du commerce, de l’administration locale et de la jeunesse.

Au total, plus de 60 microprojets ont été réalisés ou engagés dans les préfectures de Faranah, Kissidougou, Dabola et Dinguiraye, contribuant à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base.

 

En quoi ces actions ont-elles amélioré la vie des populations ?

Les impacts sont concrets. Grâce à la budgétisation participative, les populations sont désormais davantage impliquées dans le choix des projets prioritaires de leur commune.
Le suivi-évaluation participatif permet aux citoyens de suivre l’exécution des projets et d’exprimer leurs préoccupations.

La planification locale, quant à elle, a renforcé la cohérence des investissements communaux et favorisé une meilleure mobilisation des ressources locales. Tout cela contribue à une gouvernance plus transparente et plus proche des citoyens.

La mise à jour des plateformes numériques (SIGAA et Kobotoolbox) permet de nos jours aux partenaires et d’autres acteurs de consulter ou d’obtenir des informations sur l’ensemble des activités réalisées à l’échelle Communale, préfectorale ou Régionale.

 

L’ANAFIC travaille avec plusieurs partenaires. Que peut-on retenir des actions menées avec le PDABAD et la FAO ?

Avec le PDABAD, l’ANAFIC a appuyé des projets agricoles structurants, notamment l’aménagement de périmètres rizicoles et maraîchers et le soutien aux groupements de producteurs, afin de renforcer la résilience des unités de production.

Avec la FAO, les actions ont porté sur la gestion durable des paysages dégradés et l’intégration de ces enjeux environnementaux dans les plans de développement des communes. Ces initiatives contribuent à la sécurité alimentaire, à la protection et à la gestion de l’environnement.

 

Quels défis avez-vous rencontrés et comment y avez-vous fait face ?

Comme dans toute action de terrain, des défis ont été rencontrés, notamment liés à l’analphabétisme de certains acteurs locaux et au contexte électoral.
Pour y faire face, l’ANAFIC a renforcé la sensibilisation, adapté ses méthodes d’intervention et réaménagé certaines activités afin de maintenir le dialogue avec les communautés et assurer la continuité des actions.

 

Quelles sont les priorités de l’ANAFIC pour la région de Faranah en 2026 ?

En 2026, l’ANAFIC poursuivra son appui aux communes à travers le financement et le suivi des projets d’investissement, le renforcement des capacités des acteurs locaux et la consolidation de la gouvernance participative.

Une attention particulière sera accordée aux projets agricoles, à la gestion durable des ressources naturelles et à l’implication citoyenne, afin de garantir un développement local inclusif et durable dans toute la région de Faranah.