Gestion intégrée des paysages dégradés : regard de l’expert sur les impacts du projet ANAFIC–FAO
Dans le cadre du projet ANAFIC–FAO, une mission de supervision et d’appui technique a été conduite dans 13 communes rurales de Guinée Forestière et de Haute Guinée. Cette initiative vise à renforcer la durabilité environnementale, la sécurité alimentaire et la résilience des communautés.
Selon Blaise Gamamou, expert en engagement communautaire à l’ANAFIC, l’appui technique favorisera l’adoption de pratiques durables comme l’agroforesterie, le compostage et la lutte antiérosive. Les effets concrets attendus sont : amélioration de la fertilité des sols, gestion rationnelle des terres, réduction de la surexploitation, renforcement des capacités locales, structuration communautaire et sécurisation alimentaire.
L’intégration de ces actions dans les Plans de Développement Local (PDL) et les Programmes Annuels d’Investissement (PAI) constitue un tournant stratégique. Elle permet de passer d’une approche sectorielle à une planification paysagère intégrée, conforme à l’article 562 du Code des collectivités locales. Cette démarche favorise l’institutionnalisation des activités vertes, la synergie entre production et conservation, et le renforcement des capacités des acteurs locaux.
Pour assurer la durabilité et la réplication, l’ANAFIC et la FAO s’appuient sur :
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Ancrage institutionnel via le FNDL (15 % des taxes minières) ;
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Renforcement des capacités locales ;
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Approche paysagère pour des systèmes résilients ;
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Financement climatique via le FEM et le FVC.
La capitalisation des bonnes pratiques et le dialogue multipartite permettent l’extension du modèle à d’autres communes, assurant une mise en œuvre nationale et durable, renforçant la gouvernance locale et la résilience face au changement climatique.
Blaise Gamamou – Expert en engagement communautaire, ANAFIC