SIM-ba : La Guinée passe l’étape du diagnostic

ANAFIC 10 mai 2021

SIM-ba : La Guinée passe l’étape du diagnostic

L’ANAFIC a procédé à la restitution du rapport provisoire du diagnostic organisationnel, fonctionnel et matériel sur l’implémentation du progiciel de gestion budgétaire et comptable ‘’SIM_ba’’ pour les collectivités locales ce 05 mai 2021.

Ce projet vise l’amélioration de la qualité de la dépense publique, la maitrise des sources de mobilisation de ressources financière complète et à jour. Il est mis en place en partenariat avec l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) qui développé le logiciel intégré de gestion des finances publiques SIM-ba.

Ce logiciel a édité par l’AIMF qui assure l’appui technique à sa mise en place en Guinée grâce au financement de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD) est déjà expérimenté dans plusieurs pays africains comme le Cameroun, aux Comores et en République centrafricaine.

Le logiciel SIM-ba est un outil moderne qui permet d’avoir une transparence budgétaire et fiscale des communes. Il vise, selon Dr Yamori Condé, Secrétaire général du ministère de l’Administration, Sim ba va renforcer les capacités des communes et établir des états financiers cohérents et instantanés basés sur des informations fiables.

« A terme, le processus devra permettre d’accroître le ratio de contact comptes administratifs et de gestion déposée à la Cour des Comptes pour atteindre à court terme les 70%, facilitant ainsi la mise en œuvre des réformes en cours des finances publiques. Le projet devra permettre l’amélioration des capacités et des compétences en finances publiques par la formation continue et régulière des maire, secrétaires généraux, financiers et receveurs communaux ; l’introduction des nouvelles technologies dans les communes car le projet va donner l’opportunité à toutes les communes de Guinée d’expérimenter le travail sur un ordinateur doté d’un réseau informatique ; l’amélioration de la traçabilité et de la disponibilité de l’information budgétaire et comptable des communes », a expliqué le Secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation.

Cet outil de gestion est vu par Mme Delphine Biné Doré, Directrice du contrôle financier comme une réelle nécessité pour la Guinée et cadre avec les réformes engagées par le gouvernement.

 « Il convient de rappeler que l’évolution du contexte juridique et économique de ces dernières années rend nécessaire la mise à disposition d’outils comptables et de gestion adaptés aux nouvelles responsabilités et obligations des communes africaines. La raréfaction des ressources conduit ainsi à opérer des choix entre diverses dépenses possibles pour n’en retenir que les plus adaptées au développement des communes et aux besoins des populations. C’est dans ce contexte qu’il reste indispensable de disposer d’un outil comptable qui améliorerait la lisibilité de la situation financière réelle des communes. » a-t-elle soutenu.

Le Directeur général de l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC), quant à lui souligne la nécessité de se familiariser aux technologies de l’information et de la communication.

« C’est la mise en place de cet outil en Guinée est plus qu’une bonne chose. Il faut se familiariser aux technologies de l’information et de la communication. Je pense qu’automatiser la gestion à la base avec les collectivités locales serait une très bonne chose. Je vous donne un exemple. Si un receveur se connecte, la comptabilité centrale au ministère peut voir, peut entrer dans son logiciel et voir sa tenue des comptes. C’est l’importance de la chose. C’est pourquoi il y a eu une étude de diagnostic que nous sommes en train de finaliser pour voir la compatibilité de cet outil avec les outils qui sont au niveau national », a-t-il ajouté.

Quant au chef du projet SIM-ba à l’ANAFIC, Abraham Youla, il met en avant la valeur ajoutée de l’outil dans la gestion budgétaire et comptable des communes.

« La valeur ajoutée de cet outil, c’est que désormais les receveurs des communes seront capables maintenant d’éditer tous les comptes de gestion pour pouvoir les balancer au niveau central, parce qu’aujourd’hui ce n’est pas ce qui est en train d’être fait. L’ANAFIC et le FODEL mettent d’importantes ressources au niveau des collectivités. Aujourd’hui on parle de plus de 1 milliard, 2 milliards de nos francs qui sont mis chaque année au niveau des collectivités. Mais s’il n’y a pas une traçabilité de ces fonds, nous ne pouvons pas savoir comment ces fonds-là ont été utilisés. Donc la valeur ajoutée, c’est que ça va augmenter le ratio des comptes de résultats qui seront déposés non seulement au niveau de la Direction nationale du Trésor, mais aussi transférés à la Cour des Comptes. »

Pour la phase pilote, l’outil va être expérimenté dans les 7 communes urbaines des chefs-lieux de régions.

Ce progiciel SIM-ba, une fois mis en place, pourra réduire, pour ne pas dire éliminer, les risques de détournements de fonds dans les communes du pays. Ces derniers temps, faut-il le rappeler, des accusations de malversations dans certaines collectivités locales ont été portées à l’encontre des premiers responsables desdites collectivités.

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