News Categories : News

15Sep
By: ANAFIC 0

Tenue de la deuxième session 2019 du Conseil d’Administration de l’ANAFIC

La deuxième session du Conseil d’administration de l’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC) s’est tenue du 10 au 11 septembre 2019 à Conakry.

 Durant deux jours, les membres vont passer en revue le premier rapport d’activités (janvier – juillet 2019) afin d’établir un programme de travail de budget annuel pour le reste de l’année.

Mme Christine Sagno, présidente du Conseil d’administration de l’ANAFIC s’est félicité des avancées enregistrées depuis la première session : « cette réalité se concrétise à date par le financement de 30% des microprojets contenus dans les programmes annuels d’investissement (PAI) des collectivités locales, pour un montant de 150 milliards 438 millions 100 mille 885 GNF, en cours d’exécution avec tout le paquet d’accompagnement nécessaire ».  Cette dynamique doit se poursuivre et s’amplifier, telle est l’invite qu’elle lance aux autres membres du CA : « ces efforts méritent d’être poursuivis en vue du transfert effectif en faveur du fonds national de développement local (FNDL) du reste des budgets d’affectation pour la finalisation des actions en cours d’exécution ».

Mme Aminata Condé, Directrice générale adjointe de l’ANAFIC, a souligné que seules 2 collectivités sur 337 n’ont pas reçu la première part de financement des microprojets soumis, faute de domaine ou de respect des normes environnementales propres aux zones concernées. « L’ANAFIC à date est en train de réaliser 791 microprojets sur 337 collectivités locales. Et vous n’êtes pas sans savoir que ces infrastructures une fois réalisées permettront l’amélioration de l’économie locale et l’augmentation du niveau d’accès aux infrastructures sociales par les populations locales ». Elle ajoute qu’un montant de 491.924.250.000 GNF (soit 95% du FNDL) a été reparti aux collectivités de l’intérieur du pays en deux tranches. La première partie, poursuit-elle, concerne un montant fixe d’un milliard pour chacune d’elles et la seconde représente le montant fixe par habitant pour toutes les collectivités locales appelées dotations par tête d’habitant.

À rappeler que l’ANAFIC a été créée le 11 novembre 2017 pour assister les 307 communes rurales et urbaines dans la gestion et la mise en œuvre des activités financées par le Font National de Développement Local.

La première session du CA de l’ANAFIC s’était déroulée du 28 février au 1er mars 2019.

Read More
30Juin
By: ANAFIC 1

« l’ANAFIC, un instrument de répartition équitable des revenus de l’Etat »

ALHASSANE AMINATA TOURE: « l’ANAFIC, un instrument de répartition équitable des revenus de l’Etat »

L’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC) a procédé il y a quelques semaines au lancement de ses activités à travers la Guinée. Dans toutes les régions du pays et notamment au niveau rural, présidées par des membres du gouvernement, il y a eu des cérémonies de pose de première de nombreuses infrastructures à vocation de développement socioéconomique. Avec à la clé d’importantes sommes d’argent destinées en particulier à booster le développement des communautés à la base. A l’occasion, nous donnons la parole au Directeur général de cette Agence, Alhassane Aminata Touré, pour expliquer le fonctionnement de l’institution, les sources du financement dont elle se sert ainsi que le niveau de mobilisation de ces ressources.

D’où viennent les fonds qui vous permettent de financer les projets récemment lancés ?

Les ressources de l’ANAFIC proviennent principalement des 15% de la taxation minière conformément à l’article 165 du Code minier payées au budget d’investissement des collectivités locales de la Guinée. Comme vous le savez, le président de la République, le Pr Alpha Condé a rétrocédé 15% des recettes nationales minières aux collectivités locales ; la principale source de ces financements c’est donc ce fond national de développement local (FNDL) qui est de près de 50 millions de dollars. Mais il y a aussi les dotations des départements sectoriels pour les compétences qui sont transférées aux collectivités et qui sont aussi gérées par l’ANAFIC. Ces dotations, à leur tour, font un montant de 20 millions de dollars cette année. C’est ce qui fait à peu près 70 millions de dollars de ressource que nous allons gérer cette année pour le compte des collectivités locales.

Quelles sont les collectivités éligibles au fond national de développement local ?

Le FNDL est utilisé pou toutes collectivités de la Guinée hors celles de Conakry. Ce financement concerne 307 communes urbaines et rurales de Guinée en dehors de Conakry. Il est différent du Fond de développement économique local (FODEL) qui est destiné uniquement au financement des activités économiques de développement dans les collectivités directement impactées par les exploitations minières.

Avec le programme d’appui aux communautés villageoises (PACV), vous gériez à peu près 2 millions de dollars. Comment la mutation s’est-elle faite entre le PACV et l’ANAFIC ?

Avec le PACV, pendant une dizaine d’années, on a testé des outils qui auront prouvé au niveau national et au niveau international que l’on peut faire confiance aux collectivités, que les collectivités peuvent assurer leur maitrise d’ouvrage. Donc, nous avons testé des outils et des mécanismes de financement ; et l’un des objectifs du PACV était la mise en place d’un mécanisme pérenne et durable de la décentralisation. Donc, c’est au bout de cela que l’ANAFIC a été créée.

Comment les collectivités pourront elles accéder aux fonds de l’ANAFIC ?

C’est à travers le Plan de Développement local (PDL) que les collectivités étalent un plan sur cinq ans. Dans ce plan, sont consignées toutes les activités à réaliser. Et chaque année, les collectivités élaborent un plan annuel d’investissement (PAI) qu’ils soumettent à l’ANAFIC pour financement. Parallèlement, l’ANAFIC continue de renforcer les capacités techniques des collectivités dans la planification, la mise en œuvre et le suivi des projets de développement.  Dans certaines collectivités, le processus de passation de marché a commencé. C’est à l’issue de ce processus de passation des marchés que nous transférons sur le compte de la collectivité des ressources nécessaires pour leur budget d’investissement annuel pour 2019.  A date, 222 collectivités ont reçu leur premier décaissement qui représente 30% du PAI 2019. Cela représente plus de 100 milliards.

Je veux rassurer que c’est un processus très sécurisé. A chaque niveau, il y a un contrôle, les vérifications et la validation. Les approbations sont faites à tous les niveaux.

Vous avez une longue expérience dans l’accompagnement de ces collectivités. Quel espoir fondez-vous dans la mutation entre le PACV et l’ANAFIC ?

L’ANAFIC est une répartition équitable des revenus de l’Etat vis-à-vis des populations, on ne peut avoir une meilleure aubaine que la mise en place de cette agence pour l’envoi des ressources des collectivités. Vous vous imaginez cette année, chaque commune fera au moins deux infrastructures. Nous aurons à gérer près de 700 marchés pour cette année. Et les choses iront crescendo. Conséquemment, l’accès aux services sociaux de base ne pourra que s’améliorer, en vue de la lutte contre la pauvreté. Aussi, je pense qu’il faut continuer à remercier le président de la République pour la mise en place de ce dispositif-là.

Read More
25Juin
By: ANAFIC 0

ANAFIC : plusieurs infrastructures lancées à Labé

Depuis le lancement officiel, le 16 juin dernier à Dalaba, des activités de l’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC), dans la région du Fouta Djallon, c’est une série d’infrastructures à sociale ou marchandes qui  sont lancées sur l’ensemble de la région. Pilotée par les ministres originaires de la région, la tournée de lancement de ces infrastructures permet à ces hauts commis d’aller à la rencontre des populations à la base et de toucher de même de très près les réalités auxquelles ces populations sont confrontées. Quant aux projets financés par l’ANAFIC, ils sont ciblés de manière consensuelle par les communautés selon les besoins et priorités définis par elles-mêmes. Outre le développement local, l’approche consiste aussi à privilégier les entreprises locales dans l’attribution des marchés pour la réalisation des infrastructures qui auront été retenues.

Après l’étape de Dalaba, la délégation ministérielle s’est rendue à Labé, y compris dans certaines communes rurales. Ainsi, grâce au financement de l’ANAFIC, le terrain sous préfectoral de football de Kouramangui sera clôturé. Dans la commune rurale de Popodara également, plusieurs infrastructures d’intérêt communautaire sont prévues. Il s’agit de l’aménagement de 14 ha de domaine agricole, la construction d’un poste de santé et la réalisation d’une retenue et d’un étang piscicoles. Dans d’autres localités, on a assisté à la pose de la première pierre en vue de la construction d’établissements scolaires. La réalisation de toutes ces infrastructures contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Expliquant l’esprit qui sous-tend la mise en place de l’Agence nationale de financement des collectivités, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté a déclaré à Döghöl : « Le président de la République a souhaité que les ressources tirées de l’exploitation minière du pays puissent bénéficier à tout le monde ». Ce à quoi un notable a répondu : « Dites au chef de l’Etat que c’est une bonne chose d’avoir pensé à redistribuer les richesses de manière à ce que tout le monde puisse en bénéficier. Cela fait partie des actions qui peuvent consolider l’unité nationale et la cohésion sociale ».

Read More